Nous nous rapprochons inexorablement du 7 juin. Dans les médias et singulièrement dans la presse, les commentateurs délivrent leur bulletin aux hommes et femmes politiques, qu’ils soient parlementaires ou ministres.
Cet exercice me réussit plutôt bien. Déjà en 2007, ma 4ème place dans le Soir du 12 mai (derrière Rudy, Laurette et Verhofstadt, excusez du peu !) était une belle reconnaissance du travail accompli.
Cette année, le contexte est plus difficile. Les difficultés créées par la mise en œuvre du décret mixité me faisaient craindre qu’on élude le bilan assez exceptionnel de notre législature et le travail personnel que j’ai fourni pendant cette année. Douze mois pendant lesquels je me suis consacré, avec passion, à améliorer la qualité de notre enseignement et les conditions de travail de tous les acteurs de l’école. Les enseignants et les élèves bien sûr, mais aussi le personnel des CPMS, les personnels administratif et ouvrier, personne n’a été oublié!
Alors que dit-on de l’élève Dupont ?
Que le décret mixité, dont il a hérité lorsqu’il a succédé à Marie Arena et pour lequel un cahier des charges précis lui avait été dicté par le Parlement, est bien entendu le point noir de ses douze mois à la tête du département de l’Enseignement. Le caillou dans la chaussure. Tous critiquent la mise en œuvre, mais aucun ne remet en question le côté ambitieux et courageux de s’attaquer au problème de la transparence à l’entrée des écoles. Aucun ne remet en cause le but de mixité sociale, car chacun sait qu’elle est un moyen scientifiquement prouvé de tirer tous nos élèves vers le haut.
Mais heureusement, l’arbre « mixité » ne cache pas la forêt de nos réalisations. Je suis heureux de constater que le travail fourni est reconnu.
Ainsi, le 12 mai, Didier Swysen, dans SudPresse, décrivait l’élève Dupont comme un Ministre travailleur, insistant aussi sur le fait que nous avons redonné à l’école « un projet inscrit dans la durée. La voilà dotée d’outils d’évaluation et de pilotage sans lesquels parler de changement durable serait pure vanité ».
Quant au bulletin paru dans Le Soir du 27 mai, c’est une très belle reconnaissance. Le quotidien bruxellois, pas toujours tendre ces derniers mois, me donne la deuxième meilleure note du gouvernement de la Communauté française (68%), juste derrière Marie-Dominique Simonet (69%). Titrant « Dommage qu’il ait pris le train en marche », Le Soir me reconnaît ce qui fait, je le pense aussi, ma plus grande force: la connaissance du monde de l’école. Pour ce faire, poursuit Le Soir, « Dupont consulte, arpente le terrain, rencontre des enseignants, des directeurs d’école, des élèves, des syndicats, des politiques… Il ne néglige aucun acteur ». Et de continuer sur ma popularité « dans le microcosme » de l’école.
Le terrain, le travail de fond, le dialogue et l’écoute, plutôt que le show et les effets d’annonce en tous genres, c’est effectivement ce que je privilégie pour mener mon action au quotidien. Du travail sérieux. Des résultats concrets. C’est mon slogan pour cette campagne. Mais c’est également la manière dont je continuerai à travailler. Pour notre enseignement, pour nos enfants, pour l’avenir.
